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Le régime fiscal pour les retraités expatriés en Italie : imposition à 7 % sur les revenus étrangers et avantages fiscaux

L’Italie propose un régime fiscal favorable pour les retraités qui décident de transférer leur résidence fiscale dans le pays. Ce régime permet l’application d’un impôt substitutif de 7 % sur les revenus produits à l’étranger pour une durée maximale de 9 ans.

Conditions d’accès au régime

Ce régime s’adresse aux personnes physiques percevant des revenus de retraite versés par des entités étrangères et transférant leur résidence fiscale dans l’une des communes situées dans les régions de la Sicile, la Calabre, la Sardaigne, la Campanie, la Basilicate, les Abruzzes, le Molise et les Pouilles, avec une population inférieure à 20 000 habitants. Ce régime a été étendu aux communes touchées par des événements sismiques, comme Camerino et Norcia, sans appliquer cette limite de population.

L’option est accessible uniquement aux individus n’ayant pas été résidents fiscaux en Italie pendant au moins 5 ans, et qui transfèrent leur résidence depuis un pays ayant conclu des accords de coopération administrative avec l’Italie, comme les conventions visant à éviter la double imposition.

Imposition à 7 % sur les revenus étrangers

Le cœur du régime repose sur l’imposition substitutive de 7 % sur les revenus de toute catégorie produits à l’étranger. Cela inclut les revenus de travail indépendant ou salarié, les retraites, les revenus de capitaux, les plus-values et les revenus immobiliers, à condition que ces revenus soient de source étrangère. Cependant, les revenus de source italienne ne sont pas couverts par ce régime et sont imposés selon les taux progressifs ordinaires de l’IRPEF.

Crédit d’impôt pour les revenus étrangers

Il est important de souligner que, conformément à l’article 165 du TUIR, le régime favorable prévoit que les revenus de source étrangère sont soumis à un impôt forfaitaire de 7 %, sans possibilité de bénéficier du crédit d’impôt pour les impôts payés à l’étranger. Cela signifie que si les revenus ont déjà été imposés dans le pays d’origine, le retraité ne peut pas déduire ou compenser ces impôts contre l’impôt italien, qui reste fixe à 7 %. Cette disposition peut avoir un impact pour les retraités percevant des revenus dans des pays à forte fiscalité, car l’absence de crédit d’impôt pourrait réduire l’avantage global du régime.

Exonérations du suivi fiscal et des impôts IVIE/IVAFE

Un autre avantage de ce régime est l’exonération de l’obligation de suivi fiscal concernant les investissements et les actifs financiers détenus à l’étranger. De plus, les personnes qui optent pour ce régime ne sont pas tenues de payer l’impôt sur la valeur des biens immobiliers situés à l’étranger (IVIE) ni l’impôt sur la valeur des actifs financiers détenus à l’étranger (IVAFE).

Durée et modalités de l’option

Le régime a une durée de 9 ans, à compter de l’année où le contribuable devient résident fiscal en Italie. L’option est révocable à tout moment, mais ses effets restent valables pour les périodes fiscales déjà écoulées. Il est important de noter que l’option doit être exercée lors de la déclaration des revenus relative à la première année de résidence fiscale en Italie.

Conclusion

Ce régime représente une excellente opportunité pour les retraités internationaux souhaitant s’établir en Italie, en particulier dans les régions du Sud, offrant une imposition favorable et divers avantages fiscaux. Toutefois, l’absence de crédit d’impôt pour les revenus étrangers pourrait être un facteur à prendre en compte selon le pays d’origine des revenus. Il est toujours recommandé de consulter TaxLhab pour anticiper les implications fiscales sur votre patrimoine dans un contexte de mobilité internationale.

 
Sandro ASSOGNA

Assogna · Cabinet d'Avocat
Le profil
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Maître Sandro Assogna

Avocat au Barreau de Paris, je place la transversalité juridique au service d’une seule conviction : protéger les droits et les intérêts de la personne, en éclairant la complexité par la recherche de solutions.

Un parcours

Mon itinéraire professionnel s’est construit pas à pas, entre la France et l’Italie — deux pays qui partagent une même tradition juridique d’origine romaine. La formation initiale, enrichie entre l’Université Bocconi de Milan et la Sorbonne, a posé les bases d’une pratique tournée vers la fiscalité, le patrimoine et la dimension internationale du droit.

Mes premières années d’exercice se sont déroulées au sein de cabinets internationaux en Italie, avant que je rejoigne Deloitte Société d’Avocats à Paris, où j’ai exercé pendant une décennie au sein du département Fiscalité individuelle et mobilité internationale. Cette expérience m’a permis de développer une expertise fiscale française et internationale dédiée au patrimoine et au particulier. En assistant mandataires sociaux et cadres de groupes multinationaux, j’ai également été amené à intervenir sur des problématiques strictement juridiques touchant au mandat social, ainsi que sur des contentieux de droit du travail de cadres et des questions de sécurité sociale, en France comme dans un contexte international.

Fin 2022, j’ai créé mon propre cabinet, conçu à mon image : indépendant, exigeant, profondément attaché à l’accompagnement personnalisé du client.

La transversalité, comme méthode

La singularité d’une situation juridique se révèle rarement dans une seule branche du droit. Le choix de la forme sociale pour l’exercice d’une activité, le développement de l’organisation de l’entreprise, les transactions, la structuration et la transmission du patrimoine ne sont que quelques-uns des événements qui jalonnent une vie et qui méritent d’être anticipés et décryptés sous l’angle du droit fiscal, du droit du patrimoine et de leurs possibles implications sociales.

Cette capacité à analyser une question depuis deux ou trois angles juridiques à la fois m’a accompagné depuis mes premiers dossiers. Elle est aujourd’hui le cœur de ma méthode : décrypter la complexité, identifier les interactions souvent invisibles entre les régimes applicables, et construire des solutions sécurisées dans toutes leurs dimensions.

Une pratique nativement internationale

Bilingue français et italien, courant en anglais, j’interviens régulièrement sur des dossiers transfrontaliers. Mon réseau de confrères partenaires me permet de coordonner en temps réel les implications multi-juridictionnelles de chaque dossier — en Europe, aux États-Unis, au Brésil, au Japon et en Inde notamment.

Cette pratique internationale n’est pas un service additionnel : elle est consubstantielle à ma manière d’exercer, héritée de mes années en cabinet international et nourrie chaque jour par la diversité des situations rencontrées.

Un engagement permanent : formation et réseau

L’exigence du métier d’avocat suppose un effort continu de formation, de veille et d’échange avec ses pairs. J’ai choisi d’inscrire cet engagement dans la durée à travers mon adhésion à plusieurs institutions de référence :

  • IACF — Institut des Avocats Conseils Fiscaux : principale association française qui réunit les avocats spécialisés en droit fiscal et anime la doctrine professionnelle de la matière.
  • AUREP Alumni — réseau des anciens de l’Association Universitaire de Recherche et d’Enseignement sur le Patrimoine : pôle académique de référence en ingénierie patrimoniale, qui réunit universitaires et praticiens autour de la recherche, de la formation continue et de l’analyse des évolutions du droit du patrimoine.
  • IBA — International Bar Association : la principale organisation mondiale d’avocats, qui structure mon réseau international et alimente une veille permanente sur les évolutions du droit transfrontalier.

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